EXTENSION
1 )Le projet est-il réalisable ?
2 )Le droit du voisinage
3 )Permis de construire ou déclaration travaux
4 )Budget
5 )Le projet d’extension
6 )Choix du matériau
7 )Extension en véranda
Construire sa maison ou son local, qu’il soit bureau, garage ou centre de loisirs relève du parcours du combattant. Malgré le lourd investissement que cela implique, l’essentiel reste à y résider et à profiter de l’espace disponible dans le confort. Cependant plusieurs évènements de la vie peuvent perturber ce que vous considérez jusqu’ ici comme étant assez spacieux pour vos activités : chambre à coucher, salle de bains, toilettes, salons, garage…

Certains propriétaires ne bénéficient même pas de toutes ces pièces dans leur habitation. Un heureux évènement, mariage ou naissance ,une nouvelle voiture, des amis qui passent régulièrement à la maison, une envie de piscine ou de bureau pour effectuer vos travaux à domicile etc., tout un tas d’exemples qui puissent vous pousser à envisager des travaux d’extension.
Tout comme la construction, des travaux d’extension nécessitent, bien entendu, une réflexion préalable avant de programmer l’agrandissement de votre demeure.
1 )Le projet est-il réalisable ?
Dans un premier temps, le propriétaire doit recueillir un certain nombre de renseignements et données auprès de la mairie de sa commune. Ceci est une étape primordiale avant tout démarrage de travaux. Son intérêt est double. Il vous importe de vérifier si votre projet est réalisable dans le plan local d’urbanisme (PLU) ou dans le plan d’occupation des sols (POS). Ce qui vous permet de connaître les modalités concernant les distances à respecter, les voies publiques, l’emplacement des canalisations de gaz, électriques ou téléphoniques. La mairie vous précisera quelques règles à respecter concernant la hauteur maximale, les formes, les matériaux de toits…sans oublier le coefficient d’occupation des sols (COS) de la commune qui calcule la surface constructible.
2 )Le droit au voisinage
Ensuite, la seconde étape consiste à analyser la distance séparative entre votre propriété et celle du voisinage. Le droit de voisinage fait partie du droit privé. Des contraintes de servitude vous sont imposées dans le but de vivre en harmonie sans exclusion. Vos travaux d’extension ne doivent pas priver le voisin de son droit d’accès ou de lumière, par exemple. Aucune construction n’est autorisée sur son droit de passage. Par ailleurs, vous avez toujours la possibilité d’adosser votre construction sur le mur mitoyen, sauf si votre voisin détient entièrement les droits de propriétés. En cas de copropriétés, vos travaux d’extension réclament obligatoirement une autorisation de la part des autres propriétaires puisque la surface construite sera déduite de la surface totale constructible de la copropriété.
3 )Permis de construire ou déclaration travaux
Enfin, la dernière étape consiste soit à déclarer ses travaux soit à demander une autorisation de permis de construire. Quelques soient votre situation, le type de local, sa fonctionnalité ou ses dimensions, vous vous adresserez à votre mairie de commune. Si la surface d’extension est inférieure à 20 m2, une déclaration de travaux suffira pour vous autoriser à commencer vos travaux. En outre, au-delà de 20 m2 ou de modification de la fonctionnalité de la pièce, un permis de construire vous sera exigé. Dans votre projet d’extension, il est utile de tenir compte des dates d’instruction des dossiers déposés à la mairie .Les délais d’instruction sont d’ 1 mois pour la déclaration de travaux et 2 mois pour le permis de construire.

Ce dernier, une fois obtenu, le propriétaire est tenu de l’accrocher sur la façade 2 mois avant le démarrage des travaux. Ce délai de 2 mois permet à un voisin de contester la décision de la mairie, donc de s’opposer à votre projet. En plus des données récupérées auprès de la mairie, vous pouvez également vous adresser au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), présent dans toutes les communes. Il met à votre disposition des informations fructueuses et des conseils intéressants pour votre projet d’extension qui vous évitent d’être en faute avec le code de l’urbanisme. Par contre, l’omission de la déclaration de travaux ou faute de permis de construire entraîne une amende de 1200 à 6000 euros et démolissement des travaux en cours.
4 )Budget
L’extension d’une propriété, tout comme sa construction ou son aménagement, requiert un investissement financier qui comporte les travaux de maçonnerie et de menuiserie auxquels il faut ajouter les frais liés à l’isolation, à l’électricité, à la chaudière…Il faut compter entre 1700 et 2000 euros le m2 en cas d’agrandissement Une propriété plus grande peut causer la hausse de vos impôts locaux. Si la surface d’extension dépasse 170m2, la loi vous oblige à recourir aux services d’un architecte. Il est rémunéré à hauteur de 10% du coût total des travaux hors taxes.
5 )Le projet d’extension
Pour réussir l’extension de sa propriété, une préparation théorique vous apporte les premiers jalons dans l’acheminement de votre projet. Néanmoins, la connaissance de l’habitat, une valeur ajoutée sûre est à même de vous aider à mieux structurer votre projet d’extension. C’est important dans la mesure où le but de l’extension demeure la redistribution de l’espace et l’exploitation des possibilités qu’offre votre propriété. Il est conseillé de répertorier les arrivées et évacuations d’eau et surtout les murs porteurs. Vous pouvez également indiquer l’existence de cheminées, radiateurs ou d’autres éléments que vous souhaitez conserver.
6 )Choix du matériau
Que vous projetez d’ajouter un étage, une pièce, une construction en sous sol ou une modification des locaux, les matériaux sont multiples : le bois, la brique de terre, ou le verre en double ou triple vitrage. En plus du choix du matériau, pensez au sondage du sol, une démarche coûteuse certes, mais aussi une mesure de sécurité et d’optimisation de vos travaux.

Le bois, le matériau le plus utilisé, est très prisé pour sa souplesse et sa fonction d’isolant. En plus, sa mise en place ne nécessite pas de fondation. Plusieurs propriétaires ont opté pour le bois, la tendance du moment, par respect à l’environnement. Source d’économie d’énergie, le bois s’harmonise facilement avec votre construction traditionnelle. Ce matériau est aussi à l’écoute des nouvelles technologies, au chauffage solaire, ou encore à la géothermie.
7 )Extension en véranda
En plus de l’extension de pièces, le prolongement de la maison en véranda qui peut faire office de pièce à vivre ou tout simplement de séjour, est tout aussi réalisable. Certains bricoleurs s’occupent personnellement de l’installation de leur véranda. Mais si vous doutez de vos capacités de bricolage, il vaudra mieux que vous faites appel à un professionnel. En général, elle est encastrée dans la maison en appui sur 2 murs. Ce positionnement est intéressant en matière de chauffage par le sol qui la préserve du gel. La véranda subit une forte variation de températures qui perturbent le confort dans cet espace de vie. Pour éviter ces désagréments, pensez à l’orienter au sud (sud-est ou sud-ouest) afin de profiter d’un excellent ensoleillement. Aussi, il faut prévoir des ouvertures d’au moins 20% de la surface vitrée pour assurer une bonne ventilation dans la véranda sans oublier d’y joindre des stores et des doubles vitrages ou des volets roulants. Quant au revêtement, harmonisez la avec celui de la maison. Cela donne l’impression que l’espace est encore plus grand.
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